mercredi 1 octobre 2008

Back to basics !

Comme dans toutes les périodes où la quasi intégralité des nouveautés musicales m'irrite profondémment au point de ne presque plus vouloir écouter de musique du tout (à quelques exceptions près : The Jesus & Mary Chain, The Pastels, Grouper, Gas), c'est toujours le même processus de survie sonique qui intervient. Il tient en quelques mots : "retour aux fondamentaux" !






Je ne vais pas m'étendre en platitudes sur The Smiths - groupe que j'estime sans retenues - , d'autres ont déjà tout écrit, et de surcroît, bien mieux que je ne le ferai jamais. Comme à chaque gros gavage musical, ce retour aux sources risque de durer de nombreuses semaines, je ne m'en plains pas, c'est même salvateur !
Oui, qu'il est bon de se noyer dans ces mélodies primesautières totalement anachroniques ! Qu'il est beau de se laisser happer par le lyrisme immaculé et la poésie acérée de Morrissey alors au sommet de son art ! Qu'il est jouissif d'être emporté dans le tourbillon des guitares polymorphes de Johnny Marr ! Ce type aborde, absorbe et se réapproprie tous les styles musicaux avec un raffinement exquis et une classe confondante. Alors qu'il reste à ce jour un des guitaristes les plus inspirés, comment expliquer qu'il se soit commis dans de si mauvais projets musicaux ces dernières années ? Je ne désespère pas néanmoins de l'entendre ciseler de nouveau ces cristals d'arpèges et autres accords luminescents. Egalement, je me dois de mentionner ces pochettes ultimes, qui parviennent - les unes s'imbriquant dans les autres - à former un artwork total et homogène sur une période de plus de 5 ans, ce qui inviterait presque à une réflexion d'ordre esthétique sur l'harmonie. C'est si beau, et si parfaitement inexistant dans la pop-music d'aujourd'hui !


Et sinon, après avoir abandonné la lecture de "Ulysse" de Joyce, il m'est maintenant impossible d'achever celle de "Moby Dick" de Melville, sans que je puisse en expliquer les raisons.

Je me réjouis néanmoins d'avoir trouvé refuge dans les joyaux graphiques ci-dessous. Ne possédant pas la culture suffisante pour en parler avec discernement critique, je dirais seulement qu'ils sont d'impétueux sanctuaires à la beauté souvent troublante et parfois même effrayante.






The Power Of Negative Thinking

J'ai hâte d'écouter ces 4 CD de The Jesus & Mary Chain remplis de
"B-Sides & Rarities" !

dimanche 28 septembre 2008

The Pastels

Depuis plus de 6 mois maintenant, il ne se passe pas une semaine sans que j'écoute la discographie complète de The Pastels et en particulier leur chef d'oeuvre de pop naufragée, "Mobile Safari", qui m'obsède totalement !

mercredi 24 septembre 2008

Please more F F !

Aujourd'hui j'ai écouté un très mauvais disque, je ne sais toujours pas pourquoi je l'ai écouté d'ailleurs... Ah si, peut être pour pouvoir en dire du mal... Car je déteste tous les albums de Tv On The Radio, groupe insupportable, tant par sa musique et les mines constipées de ses membres, que la bien-pensance politisée (anti-Bush bien évidemment, quelle originalité, non ?) que celui-ci trimballe. Une fois de plus la presse internationale bobo (de Pitchfork aux Inrocks) est dythirambique alors que cet album éreintant atteint un certain paroxysme dans le registre de la daube. Avec TOTR, c'est le retour de l'adult-rock teinté d'intellectualisme (?) chiantissime et de références underground mal digérées, le tout réhaussé d'une voix ambivalente aux accents funky à laquelle je décerne (ex-aequo avec Antony Hegarty) le prix de "voix la plus irritante de la planète". A éviter absolument !

Heureusement, pour me laver les tympans à grandes eaux , je me suis instillé ce sublime classique de pop post-punk que j'avais découvert en 2005 (de nombreux mois après sa sortie; merci Seasile !). Tout est parfait chez Franz Ferdinand : leurs looks, leurs pochettes, et le plus génial : le nom de leur groupe ! Voilà des jeunes gens de Glasgow, humbles d'après ce qu'on m'a dit, ne ménageant pas leurs efforts sur scène, et dont ce premier essai est un véritable écrin rempli de tubes jubilatoires. Je classe cet opus juste à côté du premier Interpol ainsi que du premier The Strokes (qui leur est peut être un peu inférieur, notamment à cause de sa - parfois - trop grande homogénéité (!) et du systématique grain de voix filtré de Julian Casablancas).